15ème journée de L1 : 28/11/09

15ème journée de L1 : 28/11/09
Lens 1-0 OM : Cruel dénouement
28/11/09 - Analyse

Au terme d'un match tendu et disputé durant lequel Mandanda arrêtait un penalty, Lens parvenait à faire la différence dans les arrêts de jeu par Eduardo.

LENS 1-0 OM

0-1 : Eduardo (90e+2)

«Je vous garantis qu'un match encore plus compliqué nous attend à Lens samedi.» Au lendemain du nul à San Siro, Didier Deschamps voyait juste. Pénible, c'est ce qui ressort du match des Olympiens à Bollaert. Une météo capricieuse rendant le terrain détrempé, des promus requinqués assoiffés de confirmer l'embellie face à l'OM. Le sale scénario.

Pourtant, les Marseillais ont longtemps tenu et ils ont été aidés en cela par leur gardien de but. Déjà précieux en Italie mercredi, Mandanda a su contrarier les velléités nordistes jusqu'aux profondeurs des arrêts de jeu quand Eduardo marquait de la tête suite à un coup franc. Rageant quand on sait que l'opération aurait été belle en revenant à trois points d'Auxerre avec un match en retard.
Au lieu de ça, ils repartent avec pas mal de frustration au terme d'une partie qui ne restera certainement pas dans les annales.

Largement remanié avec quatre changements par rapport à Milan (Hilton, Bocaly, Koné et Morientes), cet OM souffrait assez vite avec un premier quart d'heure éprouvant. En quadrillant le terrain comme jamais, avec une détermination impressionnante pour un 16e du classement, les Lensois cueillaient à froid l'OM dès l'entame. Mandanda était déjà là pour sortir la frappe en pivot de Maoulida (3e). Il ne manquait plus qu'un ancien marseillais marque pour que le tableau soit complet. Et ce fut compliqué jusqu'à la tête smashée de Morientes pas loin du cadre (17e).

Ce fut le reste du temps un combat aux espaces plus que réduits. Difficile de combiner, quasi-impossible d'enchaîner mais l'OM bloquait bien son adversaire lui aussi. Il fallait dès lors un exploit personnel comme quand Niang se frayait un chemin pour enrouler sa frappe, boxée par Runje (50e).

Si l'entrée de Lucho à l'heure de jeu donnait plus de solutions dans son rôle d'aiguilleur offensif, Mandanda passait encore par là en partant du bon côté pour détourner le penalty de Dumont (62e) consécutif à une faute de Bocaly dans la surface. Un signe ? Malheureusement pas.

Bien mieux en fin de partie avec le tir pas assez appuyé de Lucho (71e), la déviation de Cheyrou en extension (76e) ou la frappe trop enlevée de Niang (78e), on pouvait alors quand même penser à une issue heureuse malgré des organismes fatigués après la grosse entreprise milanaise.

C'est plutôt le pire qui se produisait. Au moment où elle avait vraiment du mal à respirer, la troupe de Jean-Guy Walemme rentabilisait au maximum sa dernière occasion. Sur un coup franc, ce rusé d'Eduardo marquait de la tête au second poteau (1-0, 90e+2).

«On ne doit pas forcément gagner le match mais au moins ne pas le perdre, car prendre un but à ce moment-là ça arrive, mais c'est cruel» comme le regrettait le coach dans les couloirs de Bollaert. Place à la récupération désormais avant le déplacement à Nice qui ne sera pas non plus une promenade de santé.
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# Gepost op zondag 29 november 2009, 15u59

LDC, 5ème phase de poule : 25/11/09

LDC, 5ème phase de poule : 25/11/09
Milan 1-1 OM : Un OM "bravissimo" mais frustré
25/11/09 - Milan 1-1 OM

Excellent à San Siro, l'OM aura aussi été malheureux. Une barre et un poteau en 2e période auront privé les Olympiens d'un exploit mérité.

AC MILAN 1-1 OM

1-0 : Borriello (10e)
1-1 : Lucho (16e)

Tenir tête à Milan chez lui n'est pas rien. Avoir malmené les Rossoneri au terme d'un match « fortissimo » valaient bien les fiers applaudissements des 4 200 supporters ciel et blanc à la fin du match. Longtemps après que San Siro se soit vidé, ceux-là chantaient encore à la gloire de leur équipe. Il y a fort à parier que dans les bus qui les ont depuis ramené à Marseille, on rouspéta aussi, plus tard, après les occasions ratées et les points envolés.

Car, c'est une certitude, les Marseillais peuvent aussi se mordre les doigts de ne pas s'être imposés mercredi soir. Il y avait « la place », comme on dit. Avec un succès, les chances de qualification (avec la victoire du Real 1-0 contre Zurich) auraient été conséquentes. Elles n'ont pas complètement disparu. Car, dans quinze jours, ce Milan n'a pas encore gagné à Zurich. Et cet OM peut battre Madrid.

Il n'y a là aucune sorte de forfanterie. L'équipe de Didier Deschamps a une nouvelle fois montré qu'elle avait la peau plus épaisse que sa position de 3e du groupe C ne le laisse penser.

Quand bien même a-t-elle manqué son entame de match. On a craint le pire, avouons-le. Dans le vacarme assourdissant de San Siro, Zambrotta a bien failli rapidement balayer tout ce que le coach marseillais avait préparé. Mais Mandanda retarda l'échéance... de quatre minutes. De l'autre côté du terrain et après un ballon perdu, Borriello éliminait tout en finesse Heinze avant de placer le ballon entre les jambes du portier. Et la curva sud de rugir. Et le camp olympien de sérieusement s'inquiéter.

La formation marseillaise aura eu le grand mérite de reprendre vite ses esprits, ses fondamentaux... et d'égaliser. A la 16e minute, Niang déboulait dans le couloir et contraignait Dida à repousser son centre comme il le pouvait. Mal en l'occurrence, puisque dans les pieds de Lucho qui ne manquait pas la cible (1-1).
S'en suivait une glissade de bonheur de l'Argentin, sur fond d'allégresse sonore marseillaise, et des regards circonspects dans les gradins de Giuseppe Meazza.

Car peu à peu, la poigne fut plus française qu'italienne. Même si le danger, sur des ballons en cloche mal appréciés par la charnière olympienne, n'était pas complètement écarté.
Quand Milan variait son jeu, et passait du ras de terre aux airs, le 4-1-3-2 de l'OM paraissait tout à coup plus friable. Mandanda dut ainsi encore s'interposer.

Mais grâce à une bonne utilisation du ballon de Lucho et Abriel, ainsi qu'un bon pressing (notamment par Cissé) exercé sur les deux rampes de lancement, Seedorf et Pirlo, les Phocéens étaient au moins aussi intéressants dans le jeu que leurs hôtes. Tant et si bien que l'exploit n'était pas hors de portée à la pause.
Mais parce qu'ils évoluaient sur leurs terres, et qu'une victoire aurait acté leur qualification, les Milanais montèrent davantage le volume à l'attaque de la deuxième période. Une vraie poussée de fièvre due à Ronaldinho.

L'OM faisait vite retomber sa température, et donnait même à son tour des suées à son adversaire, avec une action rondement menée. Apportant le surnombre, Cissé lançait Niang sur le côté. Le centre de celui-ci était un cadeau, avec paquet et ruban. Mais Brandao, face au but, tapait la barre.

Avec les entrées de Koné (à la place de Lucho) puis en fin de partie de Morientes (pour Niang), Didier Deschamps affichait clairement sa volonté. Et si Borriello manquait une balle de match, de la tête, la meilleure occasion était encore olympienne. Avec une déviation de Diawara sur le poteau de Dida. On comprit alors que la balance resterait bien calée au centre. Sans pointer de vainqueur.
Dans deux semaines, à moins de battre Madrid 3-0, il faudra non seulement s'imposer (sur n'importe quel score) contre les « Merengue » mais aussi que Zurich accroche (nul ou victoire) Milan en Suisse pour atteindre les 8es de finale de la Champions League. Pour la Ligue Europa c'est déjà mathématiquement fait. Mais tant qu'il reste une chance de forcer les portes de la C1...

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# Gepost op zondag 29 november 2009, 15u56

10ème journée de L1 : 20/11/09 (Match en retard)

10ème journée de L1 : 20/11/09 (Match en retard)
OM 1-0 PSG
Un clasico bien géré
20/11/09 - OM 1-0 PSG

Plutôt tranquillement, l'OM a gagné son Clasico avec application et remonte à la 4e place avant les matches de ce week-end.

OM 1-0 PSG

1-0 : Heinze (25e)

L'OM a géré son Clasico en «bon père de famille» pourrait-on dire. Disputé dans un bon esprit sur le terrain, le premier des rendez-vous biannuels avec le rival parisien a franchement penché en faveur des Marseillais. Ils s'y sont appliqués, gardant la maîtrise sur les débats, et ne s'enflammant pas plus que de raison. Une recette efficace qui n'a peut-être pas donné l'intensité et la passion des OM-PSG de la saison passée ou de la dernière sortie à Gerland mais qui a le mérite d'être efficace.

Avec des éléments bien en vue (Heinze, Abriel, Brandao ou Niang), l'OM a gagné son Clasico mais a surtout évité le piège du match en retard. Les trois points sont dans la poche et une fois le Sochaux-OM de la 14e journée (qui se joue de week-end) sera passé (le 2 décembre), les Olympiens auront remis les compteurs au niveau.

Si l'opposition parisienne n'était pas des plus féroces, l'OM s'est aussi rassuré sur ses capacités et décroche une provisoire 4e place intéressante pour la confiance avant un autre duel symbolique, à San Siro et en Champions League cette fois, face à l'AC Milan mercredi.

Un OM serein ? Ce fut le cas au cours de la totalité de la rencontre hormis dix dernières minutes un peu plus délicates. Si le PSG peinait dans la transmission, il laissait planer une menace toujours pesante. Mais stérile. Principalement en comptant dans ses rangs un diable comme Erding. A l'image du tir en pivot du Turc sur lequel Mandanda s'étirait pour une manchette salvatrice (38e). La seule fois où «il fénoméno» fut réellement mis à l'épreuve ce vendredi. Car, malgré des appels incessants et une bonne relation avec Sessegnon, Erding se heurtait souvent à la charnière Diawara/Heinze qui retrouvait vite ses automatismes.


Un but 100% charnière

Et si l'OM ne monopolisait pas le ballon en première période, il était bien le plus dangereux sur le pré. La perte prématurée de Mbia, sorti sur blessure et remplacé par Cissé (15e), ne déréglait pas le jeu phocéen. Niang était intenable et Brandao infernal pour la défense adverse par son jeu si particulier (quel travail !) mais la clé fut trouvée ailleurs. De cette charnière retrouvée précisément qui, sur un coup franc du passeur hyperactif Abriel (4ème passe décisive en deux matches !), se gênait mais marquait au bon moment. Heinze et Diawara se rentraient dedans mais le ballon retombait sur la tête de l'ancienne idole du Parc des Princes qui lobait Coupet (1-0, 25e). La tête lointaine de Cissé (40e) et surtout le missile de Niang sur l'arête du but parisien (41e) matérialisaient ces belles intentions marseillaises.

Par la suite, les Olympiens firent surtout valoir leur collectif et une circulation de balle fluide.
Comme quand, à l'issue d'une belle combinaison, la frappe lointaine de Cheyrou ne pouvait être maîtrisée par Coupet mais la défense renvoyait (54e).

Calmes sur le terrain, à l'image d'un Abriel au jeu épuré et vrai plaque tournante au milieu, l'OM dictait le tempo et tissait la trame d'un succès que Paris ne semblait pas pouvoir venir contester. Cela malgré une poussée francilienne finalement logique en fin de partie. De quoi perturber l'espace d'un dizaine de minutes la quiétude olympienne, pas assez toutefois pour changer l'issue du match. Et le Vélodrome de se lever comme un seul homme quand M. Duhamel donnait l'ultime coup de sifflet.
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# Gepost op dinsdag 24 november 2009, 10u21

Match Amical : 13/11/09

Match Amical : 13/11/09
ACA 2-2 OM : L'OM sur le tard
13/11/09 - ACA 2-2 OM

Sur la pelouse du Parc des Sports, l'OM, après avoir été mené 2-0 a trouvé les ressources nécessaires pour revenir au score face à une équipe d'Arles-Avignon qui confirme, face à une équipe de L1, son bon début de saison à l'échelon inférieur.

Privé de sept internationaux et de quelques joueurs blessés ou en période de reprise (Cheyrou, Lucho, Rodriguez...) Didier Deschamps a aligné une équipe mixte. M'Bow a pris le côté droit de la défense avec Bonnart à gauche, Diawara et Hilton dans l'axe. Au milieu, Cissé prenait place devant la défense avec Abriel et Valbuena sur les côtés. Devant, Niang et Morientes, en pointe étaient soutenus par Ben Arfa.

Si les Marseillais prenaient rapidement le jeu à leur compte avec des occasions de M'Bow (4') Morientes (14' et 15') ou un lob de Niang après une astucieuse talonnade de Valbuena (19'), c'est Arles-Avignon qui ouvrait le score à la surprise générale. A la limite du hors-jeu, Psaume se défaisait de Diawara pour aller tromper Andrade d'une frappe puissante sous la barre. Dans la foulée, les locaux manquaient de doubler la marque sur une tête de N'Diaye, non cadrée. Mais Marseille reprenait les commandes du jeu, s'exposant ainsi aux véloces contres de l'ACA. Malheureusement, le spectacle offert sur la pelouse vauclusienne n'était pas à la hauteur des espérances du public. Déchets techniques, passes mal ajustées, contrôles manqués étaient hélas au rendez-vous. Seuls Valbuena et Niang sonnaient la révolte côté olympien avec un coup franc de l'ancien libournais et une frappe enroulée non-cadrée du Sénégalais.

Pour la seconde période, Didier Deschamps effectuait un changement en défense. M'Bow prenait la place de Hilton dans l'axe et Rool s'occupait du côté gauche, Bonnart repassant à droite. Les Olympiens obtenaient un penalty après une faute sur Morientes dans la surface. Valbuena s'en chargeait mais butait sur le dernier rempart de l'ACA. Les Marseillais prenaient ça pour un coup du sort. «Il n'y a rien à faire» ou «quand ça ne veut pas» pouvait-on presque lire sur leurs visages. D'autant plus qu'Arles-Avignon doublait instantanément la mise sur un but de Guise bien servi par le premier buteur, Psaume.

Pour amener du sang-neuf, l'entraîneur marseillais effectuait des remplacements. Brandao et N'Doumbou entraient en jeu à la place de Niang et Ben Arfa. Plus offensif, l'OM obtenait un coup franc que jouait rapidement Abriel. Le milieu de terrain profitait que Hubert, le portier adverse, plaçait son mur collé à son poteau, pour placer un tir près du montant opposé et ainsi réduire le score.

Le match commençait alors à se muscler et l'arbitre, Didier Falcone, était contraint de sortir des cartons jaunes pour Rool, Abriel ou Brandao. Le jeu reprenait le dessus peu après. L'OM manquait d'égaliser sur une frappe lointaine qui contraignait Yattara, à peine entré, à une belle claquette. A un peu plus de dix minutes de la fin, Marseille remettait les pendules à l'heure. Sur corner, Morientes plaçait une tête puissante hors de portée des gants du gardien de l'ACA. A 2-2, la rencontre se débridait un peu, le ballon passait d'un camp à l'autre mais les occasions réellement dangereuses étaient, somme toute, peu nombreuses. Le match se terminait ainsi : Arles-Avignon tentait à tout prix de marquer alors que l'OM voulait avant tout ne pas perdre après avoir été mené 2-0. Et malgré un déboulé de Diawara dans l'ultime minute, le score en restait là.

Avec plus de concentration et de rigueur notamment en première période, les Olympiens n'auraient certainement pas accusé un tel retard à l'heure de jeu. En se compliquant ainsi la vie, ils ont dû batailler pour revenir au score dans la dernière demi-heure. Mais ils l'ont fait...
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# Gepost op dinsdag 24 november 2009, 10u10

13ème journée de L1 : 08/11/09

13ème journée de L1 : 08/11/09
LYON 5-5 OM : PAR TOUTES LES EMOTIONS
08/11/09 - OL 5-5 OM

Au terme d'un match mémorable, Marseillais et Lyonnais ont partagé les points à Gerland (5-5).

LYON 5-5 OM

1-0 : Pjanic (3e)
1-1 : Diawara (11e)
2-1 : Govou (14e)
2-2 : Cheyrou (44e)
2-3 : Koné (47e)
2-4 : Brandao (79e)
3-4 : Lisandro (81e)
4-4 : Lisandro (83e, sp)
5-4 : Bastos (90e)
5-5 : Toulalan (90e+3, csc)

Ils sont passés par toutes les émotions. Nous aussi. Du rire aux larmes, des larmes au rire, la soirée s'est finalement figée sur la joie rageuse des Marseillais devant leurs supporters, à la 93e minute. Avant que le recul de l'après-match ne révèle aussi une forme de déception. Celle de ne pas avoir signé un coup retentissant en s'imposant (encore) à Gerland. En menant par deux buts d'écart à dix minutes de la fin, on ne pouvait imaginer se réjouir du partage des points. Et pourtant, dans cette nuit mémorable, l'OM est bien passé aussi près de la victoire que de la défaite.

Le match débuta à cent à l'heure. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, 90 minutes plus tard les 22 acteurs avaient toujours le pied enfoncé sur la pédale d'accélérateur.
Dès la troisième minute, et Pjanic profita d'un renvoi plein axe pour s'engouffrer et battre Mandanda sous la barre (1-0).

On ne tarda pas à comprendre que ce n'était que les premières images d'un film à très grand spectacle. Car il y eut vite la réaction marseillaise. « Les » réactions d'ailleurs. Celle de Diawara, égalisant de la tête sur corner, ne fut pas suffisante. Une respiration plus tard, Govou partit de son camp, exploita la course d'appel de Lisandro pour piquer vers l'axe et conclure (2-1, 14e). Retour à la case départ, et à une physionomie à cette heure favorable aux Gones.

Car si les Phocéens ne perdirent jamais vraiment leurs esprits, ils virent pendant un bon moment se dresser face à eux un mur lyonnais dénué de la moindre lézarde. Du fait de ces man½uvres difficiles, ce constat : Hugo Lloris semblait alors bien loin. Qu'à cela ne tienne, pourquoi ne pas le défier à distance ? Juste avant la pause, Cheyrou lui décocha une frappe dont il a le secret. Le portier ne sut en lire la trajectoire et fut trahi par ses mains (2-2, 44e). Dans le duel à distance entre les deux gardiens français, le rhodanien ne perdra-t-il pas là quelques précieux points ?

L'égalisation olympienne intervint en tout à cas à la bonne heure. Elle replaça l'OM sur une tout autre orbite. Ce que démontra la reprise tonitruante des joueurs de Didier Deschamps. Sur un débordement de Fabrice Abriel, Bakari Koné jaillit pour claquer le ballon de l'extérieur du pied et donner l'avantage à son équipe (2-3, 47e).
Renversant, cet OM. Et désormais ultra à l'aise dans ses crampons. Déroulant son jeu avec assurance, et passant tout près du quatrième but quand Brandao échoua devant Lloris. Cette parade maintint l'étroitesse de l'écart, mais les hommes de Claude Puel ne saisirent pas bien l'aubaine. Trop stéréotypé, leur jeu ne sema aucun trouble. Ces vaines offensives présentèrent même l'avantage d'offrir des situations de contre. Ce ne fut pourtant pas sur l'une d'entre elles que les Olympiens prirent le large. Mais sur un nouveau coup de patte d'Abriel (3e passe décisive de la soirée) sur corner. A la réception, Brandao désarticula Lloris dans une déviation acrobatique (2-4, 79e).

Un vrai match de dingue dont l'issue semblait être enfin dessinée. On n'était encore loin de l'aliénation finale. Car Lisandro allait chiper la rencontre que l'on pensait calée au chaud dans la poche des Phocéens. En résistant au retour d'Hilton puis en glissant le cuir hors de portée de Mandanda, l'Argentin insuffla l'espoir à son équipe (3-4, 81e). Avant de la border dans un lit de rêve, en transformant un penalty sévère (main de Heinze), puis en lançant Pjanic, serviteur de Bastos, pour le cinquième but lyonnais à la 90e minute !
L'impensable retournement de situation secoua Gerland de haut en bas. Le dernier cri de joie allait pourtant être hurlé depuis la zone réservée aux 2 200 supporters marseillais. Sur une touche de la dernière chance, Valbuena remisa dans le paquet. Et dans un cafouillage monstre, Cris et Mbia à la lutte virent Toulalan avoir un geste malheureux. Sa déviation involontaire poussa le ballon dans ses filets, pour un score encore jamais vu dans l'histoire marseillaise, 5-5.

Après avoir entrevu le paradis puis l'enfer, l'OM revint ainsi sur terre, avec le point du match nul.

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# Gepost op dinsdag 24 november 2009, 10u01

Gewijzigd op dinsdag 24 november 2009, 10u29